Certains salariés intérimaires immigrés maîtrisent mal le français.
Le FAF.TT propose des outils aux agences d'emploi pour les former au
« Français langue étrangère appliqué à un métier ».
Les
personnes immigrées se trouvent confrontées à des obstacles importants,
souvent pour des raisons de maîtrise insuffisante de la langue
française, dans l’accès et le maintien dans l'emploi, lors d'une
recherche de stage, pour l'entrée dans une formation en alternance ou
dans le cadre d’un contrat de travail. Ce type d’actions de formation à
visée professionnelle permet de construire et renforcer les compétences
linguistiques directement associées aux compétences techniques requises
pour exercer un métier. Elles sont appelées FOS (Français sur objectifs
spécifiques) et appartiennent à l’enseignement du FLE (Français Langue
Etrangère).
Pour accompagner les
entreprises dans votre démarche, Le FAF.TT propose le guide Langues et
compétences (téléchargeable ci-contre), qui présente tous les
dispositifs mobilisables dans un projet de formation de salariés au
Français langue étrangère, ainsi que les financements associés.
Comment
ça marche ?
1.
L'entreprise vérifie que le candidat est bien éligible en utilisant l’outil
de pré-positionnement linguistique. C’est une étape importante
qui conditionne la réussite du projet. La mise en œuvre de ces
formations repose en effet sur une pédagogie spécifique qui combine des
enseignements linguistiques contextualisés et des enseignements
techniques. Elle ne s’adresse donc qu’à des publics ayant été scolarisés
dans leur pays d’origine au niveau collège minimum.
2.
L'entreprise consulte les organismes de formation en utilisant le
cahier des charges élaboré par le FAF.TT avec l’aide d’un
prestataire spécialisé. Ce cahier des charges inclut un référentiel
technique (sur le métier visé) et un référentiel
linguistique (appliqué au métier). Il est accompagné d’un cadrage
modulaire de la formation, qui permet de définir le parcours de
formation.
Ce projet a été développé en partenariat avec l’Acsé,
le ministère de l’Immigration et de l’intégration et le Fonds unique de
péréquation.