Denis Lullier, Directeur des activités
En
2010, le FAF.TT a réorganisé l’ensemble des services aux entreprises de
travail temporaire et aux salariés de la branche. Pourquoi ?
Cette
réorganisation répond à plusieurs objectifs. Tout d’abord, nous voulons
proposer aux entreprises et aux salariés des services toujours mieux
organisés et plus appropriés à leurs besoins. De la même manière que les
entreprises de travail temporaire évoluent pour répondre à leurs
nouveaux enjeux, le FAF.TT doit évoluer, dans le cadre défini par ses
tutelles. Enfin, la réorganisation nous permettra de nous conformer à
nos nouvelles obligations d’OPCA nées de la loi de novembre 2009.
Comment
cela se concrétise-t-il pour les entreprises de travail temporaire?
En
préalable, nous avons constaté que les actions initiées en 2009 pour le
développement des opérations collectives ont trouvé un véritable écho
auprès de nos partenaires et des entreprises, et en particulier des PME
qui trouvent avec ces OPAL le moyen d’accéder à la professionnalisation.
Pour continuer dans ce sens, et conclure de nouveaux partenariats, nous
devons être de plus en plus présents dans les régions. Nous avons donc
décidé de revoir notre découpage territorial : notre équipe de
conseillers en régions est passée de huit à onze collaborateurs. Cela
nous permettra d’une part de continuer à développer les opérations
collectives sur le territoire et d’autre part de renforcer la dimension
individuelle du conseil aux entreprises. Nous avons également étayé le
pôle DRF, renforcé l’équipe chargée du suivi des cofinancements, et
réorganisé nos centres de gestion, en créant un centre dédié au congés
des salariés. Nous avons ainsi amélioré nos délais d’instruction et de
règlement.
Et pour les salariés ?
L’ouverture
en octobre 2010 de notre plate-forme, unique en son genre, permet de
proposer aux salariés un premier diagnostic personnalisé et une
information individualisée. Elle fait le lien avec les services proposés
par les conseillers en projet professionnel, dont l’équipe a été
renforcée, passant de cinq à sept personnes. Des bureaux permanents sont
ouverts dans cinq villes (Lyon, Lille, Paris, Nantes et Toulouse),
auxquels s’ajouteront à terme treize lieux de permanence qui couvriront
quatorze régions. Dans les zones non couvertes, le FAF.TT développera
des partenariats pour accueillir les salariés. L’arrivée de ces nouveaux
conseillers est l’occasion de revoir toute notre offre de services et
d’en proposer de nouveaux, avec notamment la création d’ateliers.
Cela
doit permettre au FAF.TT de répondre aux enjeux qui l’attendent ?
Oui,
le FAF.TT doit toujours rester dans une dynamique de développement, car
le défi va être de défendre sa singularité dans le nouveau paysage des
OPCA, où il passe d’un statut de « grand » à celui de « petit ». Il
dispose pour cela de l’expérience acquise dans le montage de projets et
de la compétence de ses équipes. L’objectif final est bien sûr de former
plus de salariés, car, dans une perspective de reprise et de
transformation des emplois, il est important que les intérimaires
puissent rester en poste avec la bonne qualification, et que les
nouveaux entrants, plus éloignés de l’emploi, disposent des outils et
des dispositifs qui leur permettent d’accéder à l’emploi en continu.